Le tribunal administratif rejette les requêtes dirigées contre l’autorisation environnementale et la déclaration d’utilité publique en vue de l’extension du bassin de baignade de Grande-Anse.
Par deux jugements du 23 janvier 2026, le tribunal a rejeté les requêtes dirigées contre l’autorisation environnementale et la déclaration d’utilité publique en vue de l’extension du bassin de baignade de Grande-Anse (commune de Petite-Île).
A cette occasion, il a retenu que les mesures destinées à compenser la perte de récif corallien causée par les travaux d’enrochement (transplantation de ces récifs et création d’une large zone d’habitats favorables) étaient suffisantes pour s’assurer de toute perte nette de biodiversité. Par ailleurs, le jugement retient que le projet ne porte pas atteinte aux quatre espèces protégées identifiées, susceptibles d’être présentes sur le site, à savoir le lézard (ou gecko) vert de Manapany, la tortue verte, la baleine à bosse et le dauphin indopacifique.
En outre, le tribunal a considéré que les apports du projet (qui permettra aux enfants d’apprendre à nager, aux personnes à mobilité réduite de profiter de l’océan sur un territoire où il existe peu d’équipements inclusifs et à la collectivité de développer son attrait touristique) le rendaient d’utilité publique.
Ainsi, les travaux d’extension du bassin, qui avaient été suspendus par une ordonnance du juge des référés du 18 mars 2025, peuvent reprendre.